mardi 8 avril 2008

Attente, corruption, incertitude...bonjour le Laos

Lundi 7 avril

Aujourd'hui une longue journee de transports nous attend pour ralier Pakse au sud du Laos. Le poste frontiere par lequel nous comptons passer et tres isole et tres peu empruntes par les touristes qui preferent celui situe plus au nord au depart de Hue. Nous nous sommes toutefois renseignes et il ne devrait pas y avoir de problemes pour entrer au Laos d'autant que nous avons deja nos visa en main.
Le bus qui devait venir nous chercher a 7h arrivera finalement a 7h30. 30 min d'attente et d'angoisse. A notre grande surprise le bus sera completement vide: seul un passager, un papi sino-malaysien ! Ca commence bien, comment un bus de 50 personnes avec seulement 3 passagers peut il parcourir plus de 400 kms et etre rentable ? La reponse est courue d'avance, c'est impossible ! Nous demanderons donc au chauffeur a plusieurs reprises s'il est sur d'atteindre Pakse ce soir ? Il nous confirmera que oui, nous verrons bien. En tout cas nous refusons de payer avant d'avoir atteint notre destination.
Le papi parle un peu anglais et est extremement bavard. Il nous empechera meme de dormir. Ce voyage risque d'etre long, ca promet. Vers 10h00 alors que nous n'avons parcouru que 50 kms ce que nous redoutions arriva, le bus s'arrete sur le bord de la route. Le chauffeur nous explique qu'il ne peut pas continuer s'il n'y a pas plus de monde et qu'il doit donc aller chercher des passagers ! Cela nous fait doucement rire. Les gens se decideraient il a partir au Laos a la derniere minute ? Bref toujours est il que nous devons patienter tout en ecoutant le papi nous raconter ses histoires. 1h plus tard le chauffeur reviendra avec 3 personnes supplementaires. Nous sommes donc 6 ! Lol nous sommes loin des 50 personnes que le bus peut contenir.
Apparemment cela semble convenir au chauffeur puisque nous redemarrons et arrivons au poste frontiere vers 11h45. Il est desert est situe au milieu de la montagne. Aucun soucis pour quitter le Vietnam. Pour rejoindre le cote lao nous devons parcourir 1km en bus mais la route est obstruee par de gros camions transportant des troncs d'arbres. Des ouvriers sont la aussi, chargeant de lourdes et longues poutres dans leurs vehicules. La c'est le gag ! Nous devrons tout d'abord attendre 30 min le temps de trouver le chauffeur du camion qui bloque. Il nous faudra ensuite patienter15 min de plus que les autres camions se poussent pour liberer le passage. Le camion nous precedant cassera meme son retroviseur. Il va sans dire que tous ces evenements seront commentes par notre papi chinois. Il commence a nous casser les oreilles.
Bref avec notre probleme de bouchon nous atteignons le poste lao a l'heure de la pause dejeuner ! Resultat nous devons attendre 13h que ces chers douaniers daignent reprendre le boulot. C'est alors que le papi chinois se mettra a faire des commentaires sur les francais disant que pour nous faire honneur (a nous francais), les lao ont adopte notre systeme et donc cesse toute activite pour le repas de midi. Nous rions jaune ! Nous profiterons de la nouvelle heure d'attente pour manger un bout dans la petite gargote de la frontiere. Nous echangerons aussi nos "dongs" restants en "kips" a un vietnamien tres honnete, passager du bus. A 13h les douaniers reviennent. C'est la que nous assisterons a un ballet amusant que nous attendions depuis longtemps avec nos nombreux passages de frontieres: tous les vietnamiens glisseront un billet de 10.000 kips (0.8 euros) dans leur passeport. Nous demandons naivement de quoi il s'agit ainsi que si nous devons faire de meme. On nous repond avec le sourire que c'est une taxe ! et que nous aussi devons nous en acquitter ! Et voila donc comment on se soulage de 20.000 kips pour pouvoir recuperer son passeport.
Avec toutes ces peripeties nous reprenons la route vers 13h30. S'en suivront 2h de route de montagne sinueuse vers la tranquille ville lao d'Attapeu. La le bus stoppera. Nous apprendrons de la part du seul passager parlant anglais et vietnamien que l'on ne peut pas continuer plus loin car il n'y a pas assez de passagers. Le chauffeur a deja parcouru 200 kms a perte ! Quoi ?!!! C'est la meilleure ! Nous ne voulons pas rester bloquer ici. Le papi chinois commence a peter un plomb et continue de plus belle avec ses commentaires, il decidera finalement de passer la nuit ici. Nous ne pourrons repartir uniquement si l'on trouve un minibus qui consomme moins d'essence. Nous attendrons finalement 1h30 avant que la situation se debloque. Nous changerons donc de moyen de transport et nous remettrons en route vers Pakse. Nous commencons a serieusement fatiguer.
Ouf, nous arrivons a Pakse vers 21h. Le chauffeur vietnamien nous deposera devant un hotel que nous n'avons pas choisi et ne souhaitera pas nous emmener plus loin. Sympa ! Nous voila donc sur le bord de la route en pleine nuit. Nous arriverons a degoter un plan de la ville et nous rendrons compte que nous sommes a 3 kms du centre ! Pas question d'y aller a pied. Nous patienterons donc de nouveau 15 min qu'un tuk-tuk daigne s'arreter et nous emmener au centre ville ou nous aurons plus de choix pour les hotels. Nous devrons en faire plus de 3 avant de se resigner a prendre une chambre basique, royaume des moustiques. La goutte d'eau pour Meli qui craquera mentalement apres une longue journee eprouvante. Il faut dire que nous nous etions habitues a un certain standing au Vietnam (eau chaude, tele cablee, carrelage, bons matelas, absence d'insectes) et que le retour au Laos nous fait un petit choc ! Nous croiserons de nombreuses blattes aussi.
Meli n'etant vraiment pas bien nous deciderons de recuperer nos affaires et d'opter pour un hotel plus confortable pour quelques euros de plus. Nous sommes en fin de voyage et il est vrai que nous avons moins envie de faire attention au budget, surtout pour un peu plus de confort !

1 commentaires:

Cecile a dit…

Après une telle journée il y a de quoi craquer!!
Un peu de confort pour qq euros de plus, personne ne vous en voudra!
Bises